Alors que les blocus de lycées se multiplient en France, le ministre de l’Éducation nationale Edouard Geffray a demandé que les cours soient assurés à distance.
Une situation de plus en plus sous tension. Ce jeudi, les blocus de lycées se multiplient partout en France. Des manifestations, qui ont provoqué des débordements importants dans certains territoires. A Nantes, en Loire-Atlantique, le hall d’un établissement a été incendié.
«Un lycée incendié, des personnels aspergés d’essence, un bilan de blessés qui s’alourdit : les violences commises depuis ce matin aux abords des lycées sont d’une extrême gravité. Elles dépassent largement la seule question de l’École. Aucune revendication ne peut justifier de tels actes», a dénoncé le ministre sur X.
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À Nantes et Rezé ce matin, cinq lycées ont été perturbés dont trois qui ont connu des tentatives de blocage. L’établissement Albert Camus à Nantes a, pour sa part, fait le choix de ne pas ouvrir ses portes aujourd’hui.
Des incidents sont à déplorer aux abords de certains lycées. Certains manifestants dont une partie de fauteurs de troubles qui ne fréquentaient pas ces établissements, ont détérioré du mobilier urbain, brûlé des poubelles, jeté des projectiles sur les forces
de l’ordre et dirigé des mortiers contre elles. Un abribus a également été incendié.
Dix personnes ont été interpellées.
Le préfet de la Loire-Atlantique, Laurent Hottiaux, tient à apporter son soutien aux forces de l’ordre et aux chefs d’établissements scolaires et à leurs équipes. Il tient à exprimer sa solidarité envers deux agents de Naolib légèrement blessés à la suite de l’explosion d’une poubelle en feu devant un lycée.
Le préfet appelle au calme et renouvelle sa condamnation des dégradations sur le mobilier urbain et les établissements scolaires qu’aucune revendication ne saurait justifier.
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