Le Guide Lebey, en partenariat avec la maison Champagne Palmer & Co, récompense les meilleurs bistrots selon 3 catégories : Meilleur bistrot de Paris, autour de Paris et en région.
De gauche à droite : Olivier Paget, Pierre-Yves Chupin, Yann Placet, Marine Bert et Charles Boixel – @Lebey
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Ces distinctions célèbrent le savoir-faire culinaire, le respect des produits de saison et l’art du service, qui contribuent à faire vivre la tradition du bistrot français. Elles valorisent les jeunes chefs qui, souvent installés à leur compte, font du bistrot d’aujourd’hui un repaire de gourmandise et de joie de vivre.
Depuis sa création en 1986, le Guide Lebey met en avant le patrimoine que constituent les bistrots, véritables piliers de la culture gastronomique française. Loin des effets de mode, ces adresses sélectionnées incarnent l’esprit d’une cuisine sincère et accessible.
« Un bon bistrot existe grâce au chef, bien sûr, mais aussi grâce à la salle qui donne le rythme et insuffle une âme au lieu. Nous sommes fiers de récompenser ces établissements qui perpétuent la tradition tout en innovant avec talent. », souligne Pierre-Yves Chupin, Directeur général des Éditions Lebey.
Le palmarès des meilleurs bistrots à Paris, autour de Paris et en région
Après une sélection rigoureuse parmi plus de 500 établissements en compétition, les 3 lauréats 2025 se distinguent par la pertinence de la carte, le soin apporté à une cuisine à base de produits de saison, l’importance accordée au service du vin et l’atmosphère à la fois décontractée et conviviale.
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Meilleur Bistrot de Paris : Erso (Paris XIe)
18, rue Saint-Ambroise, 75011 Paris – http://www.erso-restaurant.fr/
Formule à 23 euros et menu à 29 euros au déjeuner.
Chef : Yann Placet
C’est l’histoire d’un duo qui s’est rencontré au Pantruche, décide de s’envoler pour s’installer rue Saint-Ambroise et y partager une même ambition : faire du bon, travailler de beaux produits et proposer des tarifs accessibles. En salle, de l’air, de la lumière, du calme, bref un nid douillet le temps d’un déjeuner. En soirée, un peu plus d’ambiance et, heureusement, on échappe aux “petites assiettes à partager” pour un menu à la carte solide. Marine Bert au service fait preuve d’une énergie rare. Attentive, souriante, à l’écoute, elle connaît son affaire. Yann Placet, derrière ses fourneaux, sait donner du caractère dans ses assiettes en jouant avec un équilibre rare dans les goûts. Sa cuisine explose de saveurs autour du merlu – sa mousseline cèleri rave au vadouvan – beurre blanc et condiment citron. Le filet mignon – à la cuisson au poil – s’accompagne d’un jus de viande et d’un condiment de raisins secs. Dans chaque assiette, un même souci du détail et, ce, jusqu’à la partie sucrée où la pêche pochée, dessert de cuisinier par excellence, arrive recouverte d’une fine coque de caramel croustillant. Café, pain et vins bénéficient de la même attention, rien n’a été oublié sur l’autel de l’excellence. Un sans faute.
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Meilleur Bistrot autour de Paris : Café César (Clichy)
30, rue Chance Milly, 92110 Clichy – www.cafecesar.fr
Formule à 22,50 euros et menu à 27,50 euros au déjeuner.
Chef : Charles Boixel
Six mois après le débarquement de Rosette, étape réveillant les appétits locaux sous la houlette d’un jeune chef, bien formaté par l’école Robuchon et Fréchon, Clichy remet le couvert. À deux stations de bus du périph’, c’est le Café Cesar qui fait l’actualité des pianos. Café, car les proprios ont la bonne idée d’ouvrir dès 8 heures 30 du matin, à l’heure où Clichy s’éveille (côté bureaux), p’tit noir et croissants compris, avant de lustrer lors des douze coups de midi, les principes du bistrot qui réussit : menu que l’on aurait qualifié « d’ouvrier » autrefois, et passe au centre par une carte open midi et soir. Le tout troussé par un chef bien rôdé, Charles Boixel, qui restitue avec intelligence et savoir les bases de la tradition comme ce suprême de volaille rôtie, sauce suprême élaborée à partir d’un bouillon maison, ou ce très généreux pâté en croûte, veau, foie gras et pistache. Avec ce petit plus qui fait la différence, un chou-fleur traité en rémoulade accompagné de saumon fumé et curry, un carpaccio de joues de bœuf tiédi, mimosa et ravigote, ou un poulpe grillé piperade, réveillé de riz croustillant et de saucisse basque. Bref, de quoi susciter l’intérêt des travailleurs du tertiaire et des autochtones, calés en une trentaine de couverts (niveau sonore élevé) entre murs bleus ou de briques, comptoir du même tonneau et ample façade vitrée qui laisse entrer le soleil. Un bémol ? La tarification des vins au verre, dont le coefficient multiplicateur sur le prix d’achat, bien trop important, n’incite guère à « un dernier pour la route ».
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Meilleur Bistrot en région : Âme Sœur (Lyon IIIe)
209, rue Duguesclin, 69003 Lyon – www.restaurantlamesoeur.fr
Menu à 33 euros au déjeuner comme au dîner
Chef : Olivier Paget
Pas très loin de la gare La Part Dieu, surprenant désert gastronomique de la capitale des Gaules, l’adresse d’Olivier Paget accueille depuis quelques années les bons vivants de passage ou installés sur place. Quelques tables ouvertes sur la cuisine et le plaisir de confier son repas à ce chef au parcours impressionnant, l’Auberge du Cep à Fleurie époque Gérard Cortembert, La Tour Rose ou Pierre Orsi à Lyon, Rostang ou Dutournier à Paris, Gagnaire à Saint-Étienne et Blanc à Vonnas. Difficile de trouver meilleurs formateurs. La lecture de la simple carte témoigne de son exigence dans le choix des produits (rare poireau bleu de Solaise originaire de la région lyonnaise, volaille de Bresse de chez Miéral, fromages de la maison Mons) comme la maîtrise des préparations (sauce bigarade, tatin d’oignons). Voilà un chef qui peut tout faire et forcément le meilleur. À partir d’énoncés simples et lisibles, il apporte sa touche personnelle, son geste de cuisinier hors pair et son envie de partager le meilleur des saisons. Gibier, truffes, asperges, son calendrier gourmand explique aussi la fidélité de ses clients souvent devenus amis. Et pour célébrer un tel art de vivre, la cave n’est jamais en reste avec une sélection unique de la vallée du Rhône, du Beaujolais ou de la Bourgogne. Sans oublier que l’Âme sœur est aussi un clin d’œil à la célèbre cuvée de Stéphane Ogier à Côte Rôtie.
LES ENGAGEMENTS ET SINGULARITÉS DE LEBEY
Exigence absolue : Lebey impose une indépendance totale vis à vis des restaurateurs. Soit des enquêteurs incognitos qui règlent leur addition, une vitrophanie « recommandé par Lebey » offerte gracieusement à tous les établissements, et un refus de toute publicité des bistrots dans les guides.
Chaque bistrot a droit à une description détaillée : la notation de la qualité du pain, du café, du plateau de fromages et de la carte des vins avec, pour cette dernière, l’expertise Bettane+Desseauve. Sans oublier le prix du repas payé par l’enquêteur comprenant obligatoirement une entrée, un plat, un dessert et un verre de vin.
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À PROPOS DU GUIDE LEBEY
Depuis plus de 35 ans, le guide Lebey défend avec passion le bien-manger. En privilégiant l’assiette au décor ou aux dernières modes, et en préférant récompenser les plats plutôt que les chefs. Créés en 1986 par Claude Lebey, le Lebey des restaurants de Paris et le Petit Lebey des bistrots recensent les meilleures adresses de Paris, de sa banlieue et désormais de tout l’hexagone. Le guide Lebey partage une même volonté : défendre les nouveautés comme les valeurs sûres, fédérer tous les styles de gastronomie ou de cuisine et se positionner à la fois comme dénicheur et prescripteur. Il se distingue par un contenu éditorial exigeant qui intéresse tout autant les utilisateurs que les restaurateurs référencés. Rachetée en 2011 par Gérald de Roquemaurel et Pierre-Yves Chupin, la marque Lebey est désormais déclinée lors d’évènements réputés comme l’Excellence gastronomique ou le Championnat du monde de l’œuf mayonnaise. En 2023, les Éditions Lebey rejoignent le groupe Bettane+Desseauve avec la création de nouveaux supports : la newsletter hebdomadaire Le Jour du Lebey à destination d’une communauté réunissant plus de 70 000 contacts et le mensuel numérique En Magnum +.
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