TAUX DE CHÔMAGE AU QUATRIÈME TRIMESTRE 2025 :
UNE LÉGÈRE HAUSSE MAIS DES FONDAMENTAUX SOLIDES QUI SOULIGNENT LA BONNE RÉSISTANCE DU MARCHÉ DE L’EMPLOI EN FRANCE
Le ministère du Travail et des Solidarités a pris connaissance des données issues de l’étude INSEE sur le nombre de chômeurs au sens du Bureau International du Travail (BIT) et les indicateurs sur le marché du travail au quatrième trimestre 2025. Le taux de chômage s’établit à 7,9%, (en hausse de 0,6 point sur un an et de 0,2 point sur le trimestre).
Cette hausse intervient après une année 2024 marquée par un point bas historique où le taux de chômage s’était établi en moyenne à 7,4%, son niveau le plus faible depuis 1983, égalé seulement en 2008. L’évolution récente s’inscrit ainsi dans un mouvement de stabilisation après plusieurs années de forte amélioration avec un niveau actuel demeurant nettement inférieur à celui observé au milieu des années 2010 (-2,6 points), traduisant une situation qui reste solide en niveau malgré le ralentissement conjoncturel.
Les indicateurs structurels du marché du travail restent particulièrement robustes : au total, le taux d’emploi des 15-64 ans s’établit à 69,4%, et se maintient à un niveau historiquement élevé, proche de son point haut atteint en 2024. Ces valeurs traduisent une bonne résistance du marché du travail malgré le ralentissement de l’activité. Le taux d’emploi des jeunes, à 34,3%, présente des fondamentaux solides, en hausse sur l’année (+0,4 points) et supérieur de 4,4 points à son niveau d’avant la crise sanitaire, malgré un léger recul sur le trimestre (-0,3 points). Le taux d’emploi des 55-64 ans est également très bien orienté : il atteint 62,1%, en hausse de 1,2 point sur un an et stable sur le trimestre, un nouveau plus haut historique. Les mesures prises en faveur de l’emploi et pour notre économie depuis plusieurs années permettent ainsi à la France de conserver une quasi-stabilité de ses indicateurs en la matière. Face aux menaces extérieures, l’inversion de cette tendance passera par une hausse de notre compétitivité et des investissements stratégiques à l’échelle continentale dans des secteurs d’avenir comme la défense, l’IA, le quantique ou la transition écologique, comme l’a rappelé le président de la République.
Cette évolution s’inscrit par ailleurs dans un contexte de progression soutenue de la population active (+0,2 point sur le trimestre, +0,8 point sur l’année et +2,6 points depuis le quatrième trimestre 2019). Cette hausse annuelle est commune à toutes les tranches d’âge et plus particulièrement les jeunes (15-24 ans) pour lesquels le taux d’activité augmente sur l’année de 1,9 point (et de 5,4 depuis le quatrième trimestre 2019). La mise en œuvre de la loi pour le plein emploi a notamment contribué à renforcer l’accompagnement, l’inscription et la mobilisation de publics jusqu’alors éloignés du marché du travail.
Les fondamentaux demeurent solides : niveaux d’emploi (taux d’emploi de 69,4%, quasi égal à son plus haut niveau historique) et d’activité (taux d’activité de 75,4%, plus haut niveau depuis qu’il est mesuré, en 1975) proches de leurs plus hauts, stabilité du chômage de longue durée sur le trimestre (0 point) et quasi stable sur un an (+0,1 point) qui s’établit à 1,8% de la population active et demeure ainsi inférieur de 0,4 point à son niveau de fin 2019, absence de dégradation du halo ou du sous-emploi. La situation actuelle traduit ainsi un retournement conjoncturel mesuré, davantage lié à la normalisation du cycle économique et à l’élargissement du marché du travail qu’à une dégradation structurelle.
Pour Jean-Pierre FARANDOU, ministre du Travail et des Solidarités, « à l’heure où l’économie européenne est soumise à des droits de douanes élevés et la commercialisation de produits importés à bas prix qui ne répondent pas toujours aux normes européennes, le marché de l’emploi français fait mieux que résister. Grace aux réformes menées depuis 2017 et à la loi plein emploi, nos fondamentaux économiques sont bons. Si le chômage augmente de manière modérée, ce qui était anticipé, le taux d’emploi se maintient à un niveau historiquement élevé. Le ministère du Travail reste pleinement mobilisé et je continue de faire de l’insertion professionnelle et de l’accroissement du taux d’emploi mes priorités absolues en particulier pour les jeunes. Ils sont l’avenir de notre pays, et nous continuerons à les accompagner vers l’emploi via nos politiques d’insertion, de formation, et d’apprentissage. »
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