Des violences urbaines graves se sont déroulées au Mans et à Allonnes le samedi 17 octobre, à l’occasion et dans le prolongement d’une manifestation dans le centre-ville du Mans.
Bien que non déclarée, cette manifestation était légale et conforme au droit constitutionnel de manifester et était à ce titre encadrée par les effectifs de la police nationale et de la police municipale du Mans. La manifestation a rassemblé près de 4500 participants et s’est déroulée de manière pacifique en centre-ville pendant deux heures.
En marge de la manifestation, des émeutiers ont tenté d’envahir la gare du Mans, fermée par mesure de sécurité, en brisant les portes vitrées, avant d’être repoussés par la sûreté ferroviaire et la police nationale.
Au retour de la manifestation place de la République, une centaine d’émeutiers, suivie par un millier de manifestants, a rejoint la permanence de la députée européenne, Mme Furet, et a tenté de saccager et incendier la permanence parlementaire. La police nationale est intervenue pour repousser les émeutiers et protéger la permanence dont la devanture a été dégradée.
Un groupe de 200 à 300 casseurs a cherché à en découdre avec les forces de sécurité qui les ont repoussés progressivement, puis dispersés place de la République lorsque les premières tentatives de pillage de magasins ont commencé.
De 18h à 22h, de nombreux groupes de casseurs et de pilleurs ont cherché à s’en prendre aux magasins du centre-ville autour de la place de la République et dans le quartier Saint-Nicolas.
Les forces de sécurité intérieure sont intervenues systématiquement et avec courage pour mettre fin aux exactions.
Deux commerces ont été pillés rue des Minimes et des devantures ont été dégradées tandis que les policiers mettaient en échec de nombreuses tentatives de pillages tout au long de la soirée. Les policiers étaient la cible de très nombreux jets de projectiles, pavés et tirs tendus de mortiers.
Dans le même temps, plusieurs feux de poubelles et de véhicules étaient signalés à Allonnes et justifiaient l’engagement des militaires des pelotons spécialisés d’intervention de la gendarmerie qui avaient été réunis préventivement au chef-lieu de département. Les gendarmes ont sécurisé l’intervention des pompiers et empêché plusieurs dizaines d’émeutiers d’attaquer la mairie et le bâtiment de la Poste. Un bar-tabac a été pillé et deux véhicules incendiés.
Dès le début d’après-midi, une cellule de crise a été activée à l’hôtel de police du Mans, en présence de la police, de la gendarmerie et du service départemental d’incendie et de secours, en lien avec la police municipale du Mans. Au total, 50 policiers de la DDPN, 20 gendarmes des PSIG, 40 sapeurs-pompiers et 11 agents de la police municipale du Mans ont été mobilisés pour rétablir l’ordre et assurer la sécurité.
Six policiers ont été blessés. Trois manifestants ont été pris en charge par les sapeurs-pompiers sans que leur état ne nécessite un transport vers une structure hospitalière.
Le préfet de la Sarthe salue l’engagement, la maîtrise et le courage des policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers mobilisés sur le terrain pour la sécurité de tous.
Six auteurs d’exactions ont été interpellés et placés en garde à vue, et quatre autres identifiés ; ils seront convoqués sous l’autorité de la procureure de la République du Mans.
Le préfet condamne avec la plus grande énergie ces violences inacceptables et injustifiables, et apporte son plein soutien aux élus et aux commerçants touchés par les dégradations et pillages.
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POINT DE SITUATION APRÈS LES VIOLENCES URBAINES
SURVENUES LE SAMEDI 17 OCTOBRE 2026 AU MANS
Le samedi 17 octobre 2026 des violences urbaines graves se sont produites dans le centre-ville du Mans, avec des pillages de commerces et des tentatives de pillage déjouées par les forces de sécurité.
M. Sébastien JALLET, préfet de la Sarthe,
M. Stéphane LE FOLL, maire du Mans, ancien ministre, invitaient le lundi 19 octobre à 10h30, à un temps d’échange avec les commerçants, suivi d’un point presse. (rue des Minimes, côté place Aristide Briand).
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Des violences et dégradations inacceptables, une réponse présidentielle hors-sol.
La Fédération du Parti socialiste de la Sarthe entend pleinement les revendications des lycéennes et des lycéens qui dénoncent des classes surchargées, un stress lié à Parcoursup, le manque de remplacements d’enseignants absents mais aussi des locaux
inappropriés, voire délabrés dans leurs établissements scolaires.
La Fédération du Parti socialiste déplore pour autant fortement les violences et les dégradations qui ont été commises ce 17 octobre par des groupes qui s’agrègent aux mouvements des manifestants. Leurs agissements sont intolérables.
S’attaquer aux biens privés mais aussi aux biens publics. S’attaquer à des Mairies est inqualifiable et masque ainsi les revendications légitimes des manifestants. Les Mairies, ce sont les maisons des citoyennes et des citoyens, des lieux synonymes de bonheur lors des mariages ou baptêmes civils, des lieux qui rendent service au quotidien des citoyennes et des citoyens. Les attaquer, c’est nier ce qu’elles rendent comme services chaque jour à chacune et chacun d’entre nous. C’est intolérable et inacceptable. Sans parler du coût des réparations, un coût qui ne permettra pas d’investir pour améliorer la vie locale, les budgets n’étant pas extensifs. A chacune et chacun d’y réfléchir.
Nous entendons la colère des lycéennes et des lycéens, celles des uns et des autres exprimant le manque de moyens ou des fins de mois difficile mais ces casseurs jouent contre ces revendications.
Ce 17 octobre restera comme une journée noire dans nos mémoires avec une réponse du Président de la République déconnectée de la réalité qui renvoie la gestion de cette crise aux Préfets et n’apporte aucune réponse précise à aucune des
revendications. Il est loin le temps d’une parole forte présidentielle pour maintenir une cohésion sociale dans une période extrêmement tendue.
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