Manifestations du 24 octobre : une cellule de crise réunie par le cabinet du premier ministre à Beauvau avec les services de renseignement, de police et de gendarmerie
A Paris, l’intersyndicale a accepté samedi midi le parcours imposé par la Préfecture, qui doit partir de porte d’Italie à 14 heures pour aller à la porte de Vincennes.
À l’approche d’une nouvelle journée de mobilisation, et afin de prévenir la réitération de ces exactions, le ministre de l’Intérieur a demandé aux préfets de la République d’évaluer avec la plus grande attention les déclarations préalables et le cas échéant les appels à manifester portés à leur connaissance, en tenant compte des critères suivants pour apprécier les mesures de nature à prévenir le risque de troubles à l’ordre public :
- La fiabilité des organisateurs : ils doivent pouvoir désigner des interlocuteurs capables de garantir le respect des modalités convenues, et mettre en place un service d’ordre adapté au contexte. Les éventuels incidents survenus lors de précédentes manifestations qu’ils ont organisées seront pris en compte.
- Le parcours proposé : une attention particulière sera portée aux commerces situés sur le trajet, qu’ils aient été visés le 17 octobre ou qu’ils risquent de l’être en marge des cortèges ou des rassemblements. En cas de risque de nouveaux pillages ou destructions, la manifestation pourra être interdite dans les zones concernées.
- La concertation avec les maires : les trajets seront examinés en lien étroit avec les maires. Si le dialogue avec les organisateurs ne permet pas d’aboutir à une solution satisfaisante, le préfet pourra imposer le parcours le plus adapté aux circonstances locales.
Le jour de la manifestation, afin de prévenir les regroupements d’individus considérés comme ayant un profil à risques, le ministre de l’Intérieur a également demandé aux préfets de mettre en place un dispositif opérationnel de contrôles des flux, notamment dans les gares et axes de circulation, pour détecter des matériels pouvant servir à exercer des violences, interpeller leur porteur et identifier des personnes n’étant pas autorisées à participer aux manifestations.
Le dispositif de sécurité, qui sera présenté par le ministre de l’Intérieur, a été rehaussé à sa demande par des mesures de rappels au service. En outre, des consignes d’agilité dans la conduite des manœuvres, s’appuyant sur la mobilité et la sécabilité des effectifs engagés, ont été passées et les moyens spéciaux (Centaures, échelons du RAID, de la BRI et du GIGN) seront déployés.
Les interventions en cas d’atteintes aux personnes et aux biens seront systématiques.
Le dispositif de traitement judiciaire sera adapté en conséquence, partout sur le territoire, en lien avec les parquets, pour permettre la constatation des infractions, le recueil des preuves et le traitement rapide des auteurs interpellés aux fins de les livrer à la justice.
Enfin, le ministre rappelle ses instructions constantes en matière d’usage des moyens de force intermédiaire : leur usage, qui ne connaît pas de limitation de principe, doit se faire de façon proportionnée, conformément au cadre légal et réglementaire en vigueur.
Ministère de l’Intérieur
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Ville d’Orléans
À l’occasion du congrès du Rassemblement national une manifestation d’opposition à l’extrême droite en centre-ville d’Orléans prévue samedi 24 octobre, l’État mobilise un dispositif exceptionnel tout le weekend pour garantir la sécurité des personnes et des biens, préserver l’ordre public et permettre l’exercice des libertés fondamentales.
Une manifestation portée par la CGT et plusieurs dizaines d’organisations devrait réunir plus de 20 000 personnes à Orléans. Le cortège partira à 10h30.
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Rassemblements non déclarés le 24 octobre 2026 : Laurent Hottiaux, préfet de Loire-Atlantique prend des mesures exceptionnelles pour assurer l’ordre public dans le département et protéger les commerces dans les villes et les centres
commerciaux.
Le samedi 17 octobre 2026, des groupes massifs d’individus, extrêmement mobiles, se sont attaqués aux institutions publiques, ont pillé des commerces et s’en sont pris violemment aux forces de l’ordre. À la veille de la nouvelle journée de rassemblements non déclarés, et afin de prévenir la réitération de ces exactions, Laurent Hottiaux, préfet de la Loire-Atlantique a pris les décisions suivantes :
1. Interdiction des manifestations non déclarées sur certaines zones de Nantes, de Saint-Herblain, Saint-Nazaire, Trignac et Montoir-de-Bretagne Le droit de manifester est un droit fondamental garanti par la constitution, qui s’exerce dans le cadre de la loi et du respect de l’ordre public. Les rassemblements annoncés sur les réseaux sociaux n’ont pas été déclarés en préfecture comme le prévoit la loi : aucun organisateur ou interlocuteur, aucun itinéraire et aucun service d’ordre n’est donc connu.
Par conséquent, des arrêtés préfectoraux prescrivent des périmètres ciblés d’interdictions de rassemblements et de manifestations, pour protéger nos concitoyens, notamment les commerçants et les riverains.
Ces interdictions s’appliquent ce samedi 24 octobre, sur les zones suivantes :
• le centre-ville de Nantes, et dans les zones à proximité du centre commercial Atlantis (Saint-Herblain) et du Bois Dormant de 10h00 à 23h59
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Communiqué de la Préfecture de la Sarthe :
Le préfet a pris un arrêté préfectoral interdisant les manifestations dans le centre ville du Mans du 22 au 27 octobre, pour assurer l’ordre républicain et prévenir la réitération des troubles graves qui ont touché le centre ville à l’occasion de la manifestation non déclarée du 17 octobre dernier.
Cet arrêté préfectoral a été contesté devant le tribunal administratif de Nantes par plusieurs organisations syndicales et associatives.
Le juge administratif, statuant en référé, a rendu cet après-midi une ordonnance par laquelle il confirme le caractère valable de l’interdiction de toutes manifestations en centre ville du Mans mais décide que l’arrêté d’interdiction ne peut empêcher un tiers de déposer une déclaration de manifestation qu’il reviendra au Préfet de la Sarthe d’examiner.
En réponse à l’interrogation de la préfecture, le tribunal administratif confirme ainsi qu’« Il résulte des articles 1er et 2 de l’ordonnance nos 2622245-2622253 du 23 octobre 2026 qu’elle ne suspend pas l’interdiction de manifester prévue par l’arrêté du 21 octobre 2026, pour la période du 22 octobre 2026 à 8 heures au 27 octobre 2026 à 8 heures, dans le centre-ville du Mans, sur un périmètre défini en annexe couvrant le centre-ville, le quartier Gambetta et la zone de la gare. L’article 1er de cette ordonnance a pour seule portée de permettre à toute personne de déposer une déclaration préalable de manifestation sur la voie publique, sur laquelle il appartiendrait au préfet de se prononcer. »
Le juge administratif motive sa décision notamment au regard du risque élevé de réitération des actes de violence par les casseurs et pilleurs, dans un contexte où plusieurs organisations appellent à manifester le 24 octobre 2026 sur le territoire de la commune du Mans sans déclarer de parcours de manifestation.Le préfet de la Sarthe renouvelle son appel aux organisations qui souhaitent tenir des manifestations à se déclarer en préfecture pour convenir d’un lieu et d’un itinéraire évitant les secteurs interdits et garantissant la sécurité des manifestants et des tiers.
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